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Art moderne

Toulouse-Lautrec Résolument moderne

90 min de visite

Paris
Grand Palais - RMN
9 oct. → 27 janv. 2020
Du jeudi au lundi de 10h à 20h. Nocturne mercredi jusqu'à 22h. Fermé mardi.

« Expo exceptionnelle = beaucoup de monde. Allez-y surtout avec un billet prioritaire et en toute liberté ! »

Toulouse-Lautrec au Grand-Palais ! Avec l'ambition de changer le regard qu'on porte sur un artiste et sur son oeuvre. On adore ce genre de challenge. C’est un des trois gros événements qui marquent la rentrée artistique automnale avec les expos Greco et Léonard de Vinci. La dernière rétrospective consacrée à Toulouse-Lautrec dans un musée français date de 1992. Autant dire que beaucoup de gens vont vraiment découvrir l’œuvre de cet artiste, à la fois si célèbre et si décrié. Avec environ 200 œuvres, l’exposition a l’ambition d’offrir un nouveau regard sur le peintre, le graveur, l’affiche, l’artiste des temps modernes qu’il était et qui fut longtemps réduit au peintre scandaleux de Montmartre. Par sa naissance, sa formation et ses choix de vie, il s’est plutôt voulu l’interprète pugnace et cocasse, terriblement humain au sens de Daumier ou Baudelaire, d’une liberté qu’il s’agit de mieux faire comprendre, révéler au public d’aujourd’hui. A force de privilégier le poids du contexte ou le folklore du Moulin-Rouge, on a perdu de vue l’ambition esthétique, poétique, voire politique, dont Lautrec a investi ce qu’il apprit, tour à tour, auprès de ses maîtres Princeteau, Bonnat et Cormon. Le parti pris est de montrer les vraies continuités dans son œuvre et au style incisif et caustique si reconnaissable qui s’observent de part et d’autre de sa courte carrière. L’une d’entre elles est la composante narrative dont Lautrec se départit beaucoup moins qu’on pourrait le croire. L’autre dimension de l’œuvre, c’est le désir de représenter le temps, et bientôt d’en déployer la durée plus que d’en figer le mouvement. Encouragé par sa passion photographique et les encouragements de Degas, électrisé par le monde des danseuses et des inventons modernes, Lautrec n’aura cessé de reformuler l’espace-temps de l’image. Il fait de la photographie son alliée. Plus qu’aucun autre artiste du XIXe siècle, il s’associa des photographes, amateurs ou professionnels, fut conscient de leur pouvoir, servit leur promotion par l’affiche. Qu’il ait joui du spectacle de Montmartre, qu’il ait célébré l’aristocratie du plaisir et des prêtresses du vice à la façon de Baudelaire, est indéniable. La maison close lui offre même un espace où les femmes jouissent d’une indépendance et d’une autorité uniques, si paradoxales soient-elles. Nul autre peintre, en outre, n’a trouvé́ les moyens de communiquer l’éclat dur des éclairages et des reflets, la fièvre d’une clientèle aguerrie aux excès, l’électricité du cancan. Le mouvement, que rien ne bride, se décompose devant nos yeux, aboutissant aux affiches les plus dynamogènes, comme aux estampes de Loïe Fuller et aux panneaux de la Goulue, également cinématographiques. Entre peinture, littérature et nouveaux médiums, l’exposition trouve son chemin, au plus près de cet accoucheur involontaire du XXe siècle. Les musées d’Orsay et de l’Orangerie et la Réunion des musées nationaux - Grand Palais sont à l’origine de ce beau projet, avec le concours exceptionnel de la Bibliothèque nationale de France, détentrice de l’ensemble de l’œuvre lithographié de Henri de Toulouse-Lautrec, et avec le soutien exceptionnel de la ville d’Albi et du musée Toulouse-Lautrec.

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